Journal trimestriel - PS - Parti socialiste - Fédération de Liège

L'actualité du Parti Socialiste - Fédération Liège

04-07-17 - IN MEMORIAM - DECES DE JEAN BEULERS.

Né le 4 avril 1931, Jean Beulers, fit des études à l’Institut de travaux publics de Liège en cours du soir tout en travaillant au service des eaux de la ville de Liège qui sera intégré plus tard à la CILE. Il s’est beaucoup occupé avec son épouse, enseignante et cousine d’André Cools, de la section des Faucons rouges de sa commune de Mons-lez-Liège et fut délégué de son USC à l’Assemblée de la Fédération liégeoise du PSB/PS. Son père Hubert, mineur et délégué syndical, fut Sénateur socialiste pendant 17 ans, Premier Echevin de Mons-lez-Liège pendant six ans et Bourgmestre 18 ans jusqu’en 1970.

C’est alors que son fils Jean finit par se laisser convaincre de se présenter aux élections communales avec le PSB et réalise le plus gros score. On lui propose dès lors le poste de Bourgmestre mais, comme son père avant lui, il préfère acquérir d’abord de l’expérience comme Premier Echevin. Néanmoins, après seulement trois mois, il assumera cette fonction en raison de la mort prématurée du Bourgmestre nommé.

Il restera Bourgmestre jusqu’à la fusion de sa commune au sein du grand Flémalle, effective en 1977, où il est occupera la fonction d’Echevin de la jeunesse, des sports et de la culture pendant 11 ans. A ce titre, les Flémallois lui doivent surtout le centre d’art wallon contemporain de la Communauté française de Belgique La Châtaigneraie, le Musée de la Préhistoire en Wallonie devenu PréhistoMuseum de Ramioul, la création de l’office du tourisme et la création d’un plan d’eau pour les pêcheurs et le club nautique. Par ailleurs, il fut candidat sur les listes du Sénat en 1977 et 1978 mais ne fut pas élu.

Suite au départ de son ami Bourgmestre et ex-Président du parti André Cools pour le Ministère des pouvoirs locaux, travaux subsidiés et de l’eau de la Région wallonne en 1988, il est nommé Bourgmestre faisant fonction et remplacera définitivement André Cools après son assassinat en 1991. Il le restera jusqu’en 2000, soit au total (titre faisant fonction compris) encore 11 ans.

Entre autres fonctions, il fut aussi administrateur de l’aéroport voisin de Bierset dont il participa au développement. Cet homme simple et apprécié de tous, dont le nom a été donné à l’école de Mons-Lez-Liège, est décédé vendredi 30 juin 2017 à l’âge de 86 ans.

 

Guillaume Rimbaud

ALPHAS



30-06-17 - REGION - A.ONKELINX INTERROGE LE MINISTRE DE L'ACTION SOCIALE: Les avantages sociaux liés à l'aide aux personnes âgées (APA).

J'interroge souvent Monsieur le Ministre sur l'assurance autonomie, et notamment sur la disparition du système de l'aide aux personnes âgées (APA) et les craintes d'une perte financière significative pour certains bénéficiaires en situation précaire.

Aujourd'hui, il me revient que dans le système actuel, une ouverture de droit à l'APA, même sans bénéfice de celle-ci permet à la personne de bénéficier d'avantages sociaux et fiscaux (carte accompagnateur, statut BIM,…).

 

Qu'adviendra-t-il de ces avantages sociaux et fiscaux octroyés par le fédéral dans le cadre de l'assurance autonomie ? Des échanges ont-ils eu lieu avec le fédéral à ce sujet ? Les personnes qui ne pourront bénéficier de l'assurance autonomie perdront-elles l'accès à ces avantages ?

 

Réponse du ministre :

 

M. Maxime Prévot - Il est vrai que le bénéfice de l’APA permet d’obtenir différents avantages sociaux et fiscaux. Cependant, ces compensations sociales ou fiscales auxquelles les personnes handicapées peuvent prétendre ne font pas l’objet d’une condition ou d’une procédure unique. En effet, dans certains cas, il suffira d’une reconnaissance d’un certain degré de handicap, dans d’autres viendra s’y ajouter un seuil de revenus à ne pas dépasser (fixé par l’institution qui octroie la compensation), enfin, le fait de percevoir une allocation versée par la Direction générale Personnes handicapées (ex-Vierge noire). Il s’agira, dans ce dernier cas, soit d’une allocation de remplacement de revenus et/ou une allocation d’intégration, réservées aux personnes de moins de 65 ans, et restées de la compétence du Fédéral, soit d’une allocation pour l’aide aux personnes âgées (APA) destinée aux personnes de plus de 65 ans, transférée à la Région wallonne dans le cadre de la sixième réforme de l’État, mais dont la gestion des demandes reste actuellement assurée par la Direction générale Personnes handicapées, qui agit pour compte de la Région.

Parmi les différents avantages, seuls l’intervention majorée de l’assurance soins de santé et le tarif social gaz/électricité sont conditionnés par, entre autres prestations, le bénéfice de l’APA. Les autres avantages peuvent être obtenus moyennant une évaluation du handicap que la DG Personnes handicapées peut réaliser, sur demande, pour toute personne handicapée, quel que soit son âge. Si la personne handicapée peut introduire elle-même la demande d’évaluation de son handicap en ligne, elle peut également le faire via son administration communale, son CPAS ou sa mutuelle. Ainsi, à l’issue de l’expertise réalisée par le médecin désigné par la Direction générale, une attestation fixant le résultat en points de perte d’autonomie est envoyée à la personne handicapée et, pour certaines compensations, ce résultat est également envoyé, de manière électronique et automatique, à l’institution qui octroie cet avantage.

 

En ce qui concerne le tarif social gaz/électricité et l’intervention majorée de l’assurance soins de santé, à côté du fait de percevoir une allocation pour personne handicapée, il y a d’autres manières de faire valoir son droit, notamment par le fait de percevoir une garantie de revenu aux personnes âgées (GRAPA) octroyée par le Service fédéral des pensions (ex-ONP). Pour l’intervention majorée, il y a également la possibilité de faire valoir auprès de la mutuelle une reconnaissance en tant que personne handicapée couplée avec une déclaration de revenus, de façon à établir la situation sociale de la personne concernée.

 

Les actuels bénéficiaires d’une allocation pour l’aide aux personnes âgées n’ont toutefois rien à craindre : au moment où l’assurance autonomie sera créée, leur droit à l’APA sera figé dans un régime de droits acquis, et les compensations sociales ou fiscales qui en découlent seront, par conséquent, sauvegardées.

 

Pour ceux qui ultérieurement à la mise en oeuvre de l’Assurance autonomie, auraient pu prétendre à l’APA, l’automaticité qui prévalait ne pourra être maintenue en l’état. Il existe toutefois suffisamment d’alternatives pour bénéficier de l’ensemble des avantages, hormis le tarif social gaz/électricité évoqué ci-dessus. Je ne doute pas qu’une concertation avec les Autorités fédérales permettra de trouver une solution qui permette de garantir l’accès à ces droits dérivés aux personnes qui répondent aux conditions actuelles. Il me paraît néanmoins prudent d’attendre que les principes et conditions régissant l’assurance autonomie soient affinés avant d’entamer les contacts.

 

 

 



30-06-17 - REGION - A.ONKELINX INTERROGE LE MINISTRE DES AEROPORTS: la décision de la Cour d'Appel de Bruxelles au sujet de l'indemnisation des riverains de l'aéroport de Liège.

Monsieur le Ministre, c'est vrai que je suis depuis un certain temps la politique des aéroports et en particulier celui de Liège. Déjà du temps du ministre Antoine, on a quand même pas mal travaillé, il faut le dire, au rachat d'habitations, à l'isolation et la Région wallonne. Les pouvoirs publics en Wallonie ont dépensé beaucoup d'argent pour le développement de l'aéroport, ce qui est une excellente chose, parce qu'on le voit maintenant, c'est une réussite économique formidable, c'est un outil qui génère énormément d'emplois, de tous types et essentiellement des emplois qui ne sont pas qualifiés. Donc, pour la région de Liège, entre autres, c'est un outil extrêmement structurant.

Je pensais très sincèrement qu'avec les efforts qui ont été faits depuis des années en matière d'isolation et avec les sommes très importantes qui ont été consenties, qu'effectivement cette histoire était terminée et que l'on pourrait, forts de ce que l'on avait réalisé, continuer à voir cet aéroport se développer – espérons-le – dans tous les domaines, car je suis aussi de ceux qui disent qu'en matière de passagers, il y a encore des choses à faire aussi, même si en matière de fret c'est l'un des aéroports les plus performants d'Europe.

Monsieur le Ministre, j'ai quand même été étonné de la décision de la deuxième chambre Affaires civiles de la Cour d'appel de Bruxelles qui vient, après 18 ans de procédure, de prendre un arrêt disant que la Région a commis une faute en ne prenant pas, concomitamment avec le développement de l'aéroport, les mesures destinées à réduire effectivement les nuisances qu'allaient nécessairement subir les riverains, et que la société TNT a causé à certains riverains un trouble excessif de voisinage. Des indemnités provisionnelles iraient de 1 à 45 000 euros, plus les intérêts.

Monsieur le Ministre, êtes-vous en possession de cet arrêt ? Je pense que oui. Mais surtout, quelle suite envisagez-vous de donner à cet arrêt ?

 

Réponse du ministre :

 

M. René Collin - Madame et Monsieur les députés, dans ce dossier vieux de 19 ans, après de multiples péripéties juridiques, dont un arrêt de la Cour de cassation et de la Cour de justice de l'Union européenne, la Cour d'appel de Bruxelles a rendu son arrêt sur le fond le 2 juin 2017.

En attendant une analyse approfondie de l'arrêt de nos avocats, il ressort d'une première analyse que la cour rejette toutes les demandes en cessation totale ou partielle de l'exploitation de l'aéroport de Liège-Bierset. L'activité actuelle de Liege Airport n'est donc pas remise en cause.

En revanche, contrairement à la Cour d'appel de Liège en 2004, le Cour d'appel de Bruxelles considère que la Région a commis une faute en ne réalisant pas une étude d'incidences sur l'environnement préalable au développement de l'aéroport de Liège et à l'arrivée de TNT dans les années 1990.

La responsabilité de Liege Airport et TNT est également reconnue sur base de la théorie des troubles de voisinage.

Elle accueille, à l'encontre de la Région, de Liege Airport et de TNT, les demandes d'indemnisation des riverains pour les troubles subis entre le 1er mars 1998 et le 28 février 2004.

La Cour d'appel évalue, à titre provisionnel, le préjudice des riverains selon les zones où ils se situent.

Par ailleurs, la cour octroie aux riverains un délai de six mois à date de la signification de l'arrêt pour demander une expertise ayant pour objet, d'une part, la vérification de la conformité des travaux d'insonorisation aux normes de la loi du 18 juillet 1973 pour les riverains ayant obtenu une insonorisation et, d'autre part, de la juste valeur de rachat de leur habitation pour ceux dont le bien a été racheté.

Enfin, la cour ordonne, sous astreinte, à la Région de mettre en oeuvre le contrôle et la sanction du respect des normes de bruit à l'extérieur en procédant à l'officialisation du réseau des sonomètres et en assurant le respect de la procédure administrative prévue par l'arrêté du Gouvernement wallon du 29 janvier 2004 relatif aux sanctions administratives dans le cadre de la lutte contre le bruit généré par les aéronefs utilisant les aéroports de la Région wallonne.

L'impact budgétaire de l'arrêt et les options de recours envisagées – en l'occurrence un pourvoi à la Cour de cassation – sont à l'étude actuellement et chez nos avocats et dans nos services.

Réplique du député :

 

M. Alain Onkelinx - Je ne peux qu'acter la volonté, en tout cas, d'étudier la possibilité d'un pourvoi en cassation. Il me semble que ce ne serait pas inutile, très sincèrement, parce que quand je vois l'arrêt, je me dis quand même que par rapport aux efforts qui ont été effectués et par rapport à tout ce qui a été fait, il me semble que le recours en cassation est non seulement souhaitable, mais nécessaire.

 

 

 

 

 

 



30-06-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT: le recyclage des déchets.

Cocorico ! En 2016, la Belgique a atteint un taux de recyclage de 87.4 % et un taux de valorisation de 90 % selon l’ASBL Fost Plus, ce qui nous assure le statut de leader européen !

Le projet test des sacs mauves et le recyclage effectué par les entreprises ont été des éléments déterminants qui ont amené la Belgique à ce taux record, mais il faut également épingler le rôle joué par la structure Be WaPP.

En effet, elle soutient financièrement les communes dans la lutte contre les incivilités environnementales, mais permet également à celles-ci de se doter d’outils de nettoiement efficaces.

Dès lors et au regard du coût important représenté par le recyclage, a-t-on constaté une augmentation des demandes émanant des communes auprès de la structure Be Wapp ?

Enfin, concernant le taux de recyclage et de valorisation, dispose-t-on de chiffres précis quant à la contribution de la Wallonie dans la statistique nationale ?

Réponse

Le taux de recyclage est le rapport entre les quantités de matériaux recyclés et les quantités de matériaux mises sur le marché belge au cours d’une année.

Des chiffres précis sont disponibles quant aux quantités collectées et recyclées de la Wallonie, mais, pour ce qui est des quantités de matériaux mises sur le marché, nous ne disposons que de chiffres qui concernent l’ensemble de la Belgique, les entreprises belges ayant généralement des activités qui ne sont pas limitées à une seule région. Il n’est donc pas possible de déterminer avec exactitude le taux de recyclage propre à une seule région. Néanmoins, on estime que les chiffres wallons de recyclage sont comparables aux chiffres nationaux belges.

Les aides et les services proposés par Be WaPP rencontrent un succès croissant et la notoriété de la cellule auprès des communes de Wallonie est aujourd’hui bien établie.

En attestent les quelques chiffres suivants :

-  Quasiment toutes les communes de Wallonie se sont associées d’une manière ou d’une autre au dernier

 

Grand Nettoyage de Printemps ;

-  42 d’entre elles ont participé à l’appel à projets de novembre 2016 en vue du lancement de projets-pilotes s’inscrivant dans les 5 axes du plan d’actions propreté publique : Infrastructure-sensibilisation-répressionparticipation-gestion de l’espace ;

-  128 communes et 2 intercommunales bénéficient, depuis février 2017, de l’engagement d’un agent PTP spécialement dédié à la propreté publique et un nouvel appel à candidatures vient d’être lancé pour augmenter encore ce nombre ;

-  En 2016, 170 communes se sont partagé 94 aspirateurs, 6.776 poubelles et 1.400 cendriers urbains, pour un budget total de 3,53 millions d’euros.

 



30-06-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE LA SANTE: le prix des autotests de dépistage du VIH.

Depuis le 23 novembre 2016, les autotests de dépistage du SIDA sont sur le marché. Simples, rapides et discrets, ils rencontrent un énorme succès auprès des Belges et auraient permis à beaucoup de personnes de ne plus être ignorantes de leur statut sérologique.

Pour les professionnels de la santé, ce test est de bon augure et s’ajoute à l’arsenal des moyens mis à disposition pour éviter la propagation du virus du SIDA et ainsi permettre de traiter les personnes infectées.

Le seul petit bémol de ce test est son prix. Sans être exorbitant (entre 25 et 30 euros), il reste néanmoins plus cher que les tests pratiqués dans les centres de planning familial (entre 5 et 7 euros) et peut rebuter certaines personnes à entreprendre une démarche de dépistage si elles veulent garder l’anonymat.

Ce prix est dû notamment à la TVA qui est de 21 %, contrairement aux prix des préservatifs qui sont à 6 %. Est-il envisageable que Monsieur le Ministre puisse sensibiliser la Ministre fédérale de la Santé à cette problématique afin que les autotests rentrent dans la même catégorie que les préservatifs ?

Il est important de pouvoir rendre accessible au plus grand nombre une méthode qui permet de lutter contre la propagation de cette maladie.

Réponse

Bien que la question du prix ne relève pas de ma compétence, mais bien de celle du Ministre fédéral de la santé, cette question fait partie des discussions en cours au sein de l’Intercabinets « Maladies chroniques – Prévention ».

Tous les Ministres de la Santé y sont représentés. L’objectif est notamment une bonne coordination et une bonne collaboration entre les différents niveaux de pouvoir sur le dépistage des IST.

Une priorité du Groupe de travail technique « santé sexuelle » est le développement d'une stratégie nationale en matière de tests VIH. Des experts ont été conviés pour discuter de cette stratégie. Plusieurs études sont en cours au niveau du KCE sur le thème de la santé sexuelle.

 

Sur le plan stratégique, l'accent doit être mis sur l'identification de sous-groupes cibles au diagnostic tardif, les raisons pour lesquelles ces sous-groupes ne sont pas atteints, et comment faire pour les atteindre. Une étude est en cours à l'Institut de santé publique (ISP) concernant l'identification de ces groupes cibles. Les résultats sont attendus prochainement. Dès que les résultats de l'étude annoncée de l'ISP sur les diagnostics VIH tardifs seront connus, l’Intercabinets examinera comment transposer ces résultats en mesures concrètes pour réduire le groupe des diagnostics tardifs en Belgique.

 



28-06-17 - ASSEMBLEE FEDERALE.

La Fédération liégeoise du PS s’est réunie ce mercredi en Assemblée fédérale au Centre culturel de Chênée sous la présidence de Jean-Pierre Hupkens et en présence des vice-président(e)s Laura Crapanzano, Chantal Colemont et Thibaud Smolders

Les militant(e)s ont débattu des sujets à l’ordre du jour du Congrès national du PS prévu ce 2 juillet en matière notamment de bonne gouvernance.

Les délégué(e)s des USC et sections locales se sont prononcé(e)s, à une très large majorité (80%), en faveur d’un décumul limité aux rémunérations entre les fonctions de bourgmestre, échevin ou président de CPAS d’une part, et un mandat parlementaire d’autre part.

Le vote en faveur d’un décumul intégral a recueilli  21%.

Lors du Congrès national, la Fédération liégeoise du PS exprimera son choix que tout parlementaire européen, fédéral, régional ou communautaire qui détient également un mandat de bourgmestre, échevin ou président de CPAS doit exercer cette fonction locale à titre gratuit.

Les délégués ont également voté contre le décumul intégral dans les communes de plus de 50.000 habitants (60%)

Enfin c’est à l’unanimité que l’assemblée a approuvé l’exercice à titre gratuit des mandats dérivés dans les asbl communales, paracommunales et a voté en faveur de l’intégration dans le plafond légal de tout mandat détenu par un élu dans une asbl ou personne morale soumise à la législation sur les marchés publics (deux mesures déjà d’application à la Fédération liégeoise du PS



28-06-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE LA SANTE: le label "backsafe".

Une fois de plus, un triste constat s’impose à nous. L’âge le plus touché par des accidents corporels sur la route est de 19 ans. En effet, à kilomètres parcourus égaux, le risque 6 fois plus élevé à cet âge que pour les 32-64 ans.

Les facteurs de risque sont nombreux : inexpérience au volant, consommation d’alcool et de stupéfiants.

Les pouvoirs publics en sont conscients et de nombreuses initiatives sont mises en place pour essayer d’endiguer ce phénomène.

Le label « backsafe » est un bel exemple. Octroyé par l’Agence wallonne de la Sécurité routière (AWSR), il met en évidence les événements festifs qui favorisent le raccompagnement à domicile des fêtards.

Déjà une trentaine de festivals et des dizaines d’établissements ont obtenu ce label.

Est-il accompagné d’un subside régional ?

L’Agence wallonne de la Sécurité routière a-t-elle prévu des stands de prévention sur les lieux festifs durant la période estivale ?

Réponse

L’octroi du label BackSafe est lié à un appel à projets débouchant sur des subventions régionales auprès d'opérateurs principaux qui œuvre en tant que « plateforme » auprès des secteurs de l'HORECA, des festivals, etc., mais il n'y a toutefois pas d'octroi de subventions directement auprès des organisateurs des événements ou des sociétés (cafés, restaurants, ....).

Enfin, pour répondre à la dernière sous-question, l’Agence met à disposition du matériel dans le cadre des évènements festifs qui bénéficient du label.

 



28-06-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE LA SANTE: la conduite sécurisée des voiturettes électriques.

L’ASBL Fedemot organise des formations et des campagnes de sensibilisation pour les utilisateurs de deuxroues motorisés. Récemment, elle a été contactée par une personne handicapée à la recherche d’une aide en matière de sécurité routière dans le cadre de l’utilisation de sa chaise roulante électrique.

En effet, s’ils roulent plus vite qu’à l’allure du pas (plus de 6 km/h environ), les utilisateurs de ces voiturettes électriques se doivent de respecter les règles applicables aux cyclistes, et donc bien souvent de rouler sur la chaussée.

Pourtant, il semblerait qu’il n’existe actuellement aucun organisme prévoyant des formations à la sécurité routière à destination de ces usagers. Monsieur le Ministre confirme-t-il cette information ?

Ne pense-t-il pas que cela puisse poser certains problèmes en matière de sécurité routière, mais aussi un danger pour les utilisateurs eux-mêmes ?

Des cours de conduite spécifiques ne devraient-ils pas être proposés aux utilisateurs de ces voiturettes ?

La Wallonie peut-elle être à l’origine d’une telle initiative ?

Pourrait-elle même intervenir dans son financement ?

Réponse

Selon le Code de la route, les chaises roulantes électriques répondent à la définition générale « d'engin de déplacement motorisé », c'est-à-dire tout véhicule à moteur à deux roues ou plus qui ne peut, par construction et par la seule puissance de son moteur, dépasser sur route, la vitesse de 18 km/h.

Les utilisateurs d'engins de déplacement suivent les règles applicables aux piétons lorsqu'ils ne dépassent pas l'allure du pas et les règles applicables aux cyclistes lorsqu'ils dépassent l'allure du pas.

L'utilisation de ces engins de déplacement ne nécessite pas l'obtention d'un permis de conduire tout comme d'ailleurs le vélo.

Si pour le vélo, certaines associations de cyclistes encadrent la formation à la conduite et au déplacement dans la circulation notamment des jeunes cyclistes, ce n'est effectivement pas le cas, pour la situation très spécifique des chaises roulantes électriques.

Cette situation découle probablement de cette spécificité et du nombre limité de personnes.

Certaines actions sont néanmoins réalisées par les associations de PMR elles-mêmes. Le cadre est alors plutôt l'accessibilité et le déplacement des PMR dans les bâtiments et les lieux publics ou encore l’espace public dont la route fait partie.

Je retiens la suggestion de sensibilisation à la sécurité routière de ce groupe cible et demanderai d'examiner la possibilité d’une initiative pour répondre à un besoin de ces personnes.

 



27-06-17 - RENOUVELLEMENT DE NOS INSTANCES.

La Fédération liégeoise du PS s’est réunie ce mardi en Comité fédéral au siège de la Fédération sous la présidence de JP. Hupkens.

A l’ordre du jour, le renouvellement de nos instances.

Pour rappel, suite aux votes émis le 16 juin dernier, le Comité fédéral est constitué de :

- membres à voix délibératives :

- 24 membres élus soit 10 nouveaux membres, respect de la parité                              hommes-femmes et 21% de jeunes de moins de 30 ans….moyenne d’âge                          45 ans;

- 16 membres de droit (ministres, parlementaires, membres élus au                             Bureau du Parti) ;

- 9 représentants de nos cantonales ;

- 2 représentants des jeunes et des aînés.

- membres à voix consultatives :

- 12 membres de nos associations amies ;

- 12 membres d’Honneur.

Notre Fédération a également procédé à la nomination de nos vice-président(e)s     à savoir :

- Laura Crapanzano

- Thibaud Smolders

- Chantal Colemont

 

 

 



21-06-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT: : le recyclage des déchets.

En 2016, la Belgique a atteint un taux de recyclage de 87,4 % et un taux de valorisation de 90 %, selon l'ASBL Fost Plus, ce qui nous assure le statut de leader européen !

Le projet-test des sacs mauves et le recyclage effectué par les entreprises ont été des éléments déterminants qui ont amené la Belgique à ce taux record, mais il faut également épingler le rôle joué par la structure Be WaPP.

En effet, elle soutient financièrement les communes dans la lutte contre les incivilités environnementales, mais permet également à celles-ci de se doter d'outils de nettoyage efficaces.

Dès lors et au regard du coût important représenté par le recyclage, a-t-on constaté une augmentation des demandes émanant des communes auprès de la structure Be Wapp ?

Enfin, concernant le taux de recyclage et de valorisation, Monsieur le Ministre dispose-t-il de chiffres précis quant à la contribution de la Wallonie dans la statistique nationale ?

Réponse

Le taux de recyclage est le rapport entre les quantités de matériaux recyclés et les quantités de matériaux mises sur le marché belge au cours d’une année.

Nous disposons de chiffres précis quant aux quantités collectées et recyclées de la Wallonie, mais, pour ce qui est des quantités de matériaux mises sur le marché, nous ne disposons que de chiffres qui concernent l’ensemble de la Belgique. Les entreprises belges ayant généralement des activités qui ne sont pas limitées à une seule région, il n’est donc pas possible de déterminer avec exactitude le taux de recyclage propre à une seule région.

Néanmoins, on estime que les chiffres wallons de recyclage sont comparables aux chiffres nationaux belges.

Les aides et les services proposés par Be WaPP rencontrent un succès croissant et la notoriété de la cellule auprès des communes de Wallonie est aujourd’hui bien établie.

 

 

En attestent les quelques chiffres suivants :

*  Quasiment toutes les communes de Wallonie se sont associées d’une manière ou d’une autre au dernier Grand Nettoyage de Printemps ;

*  42 d’entre elles ont participé à l’appel à projets de novembre 2016 en vue du lancement de projets-pilotes s’inscrivant dans les 5 axes du plan d’actions propreté publique : Infrastructure-sensibilisation-répressionparticipation-gestion de l’espace ;

*  128 communes et 2 intercommunales bénéficient, depuis février 2017, de l’engagement d’un agent PTP spécialement dédié à la propreté publique et un nouvel appel à candidatures a été lancé pour augmenter encore ce nombre ;

*  En 2016, 170 communes se sont partagé 94 aspirateurs, 6.776 poubelles et 1.400 cendriers urbains, pour un budget total de 3,53 millions d’euros.

 



17-06-17 - ELECTION DU COMITE FEDERAL - RESULTATS.

Membres élus par l'Assemblée fédérale du 16/06/17 suite à l'élection du Président du 22/04/17

CAPPA Serge (BEYNE)

CRAPANZANO Laura (SERAING)

DELL’OLIVO Andréa (SERAING)

DUBOIS Nathalie (ANS)

FAUVIAUX Michèle (FLERON)

GEELKENS Laura (LIEGE)

GELDOF Julie (SERAING)

GROSJEAN Philippe (SERAING)

HOFMAN Michel (VISE)

KOLIBOS Sofia (GRACE-HOLLOGNE)

LEFEBVRE Jean-Louis  (HERSTAL)

LENZINI Julien (OUPEYE)

LEONARD Roland (LIEGE)

MAES Valérie (SAINT-NICOLAS)

NINANE Florent (LIEGE)

PIERRIN Stéphane (FLEMALLE)

PHILIPPIN Grégory (ANS)

STASSART Pierre (LIEGE)

THEMONT Sophie (FLEMALLE)

THOMSIN Isabelle (HERSTAL)

TOSQUIN Luc (AWANS)

VANBOCKESTAL Marie-Kristine (LIEGE)

VANGOSSUM Angélique (SPRIMONT)

YERNA Maggy (LIEGE)

 

 

 



14-06-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT: : l'utilisation des bouteilles en verre.

D’après de récentes statistiques, la bouteille en verre n’aurait plus la cote auprès des consommateurs et elle ne représenterait que 2 à 3 % des ventes du marché.

Les bouteilles en plastique ont de nombreux avantages pour les clients : elles sont plus légères, elles ne doivent pas être rapportées au magasin ou amenées dans des bulles à verre.

La bouteille en verre reste finalement un produit de niche pour les habitués tels que les personnes convaincues que c’est plus écologique, mais aussi auprès de certains restaurateurs.

De plus, l’impact écologique des bouteilles en verre est plus élevé, car le poids et le traitement pour le recyclage sont plus lourds sur l’environnement que les bouteilles en PET.


Vu la faible part des ventes et son impact sur l’écologie, ne pourrait-on dès lors envisager d’encourager les consommateurs à ne plus du tout utiliser les bouteilles en verre en faveur d’autres contenants plus écologiques ?

Réponse

Il faut distinguer les emballages réutilisables des emballages jetables.

Les analyses de cycle de vie montrent que l’utilisation de bouteilles en verre réutilisable est généralement moins impactant sur l’environnement que les emballages jetables, pour autant que les distances de transport vers les unités de reremplissage soient relativement courtes, ce qui est généralement le cas en Belgique.

Pour le verre jetable, les analyses de cycle de vie montrent, effectivement, qu’il est plus impactant sur l’environnement que les bouteilles en plastiques.

D’un point de vue écologique, l’utilisation d’emballages réutilisables de boissons est donc à conseiller. Son abandon dans la nature est également moins fréquent.

 



07-06-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE LA SANTE: la maltraitance des seniors.

803 dossiers de maltraitance ont été couverts en 2016 auprès de l’Agence wallonne de lutte contre la maltraitance des aînés.

L’Agence permet aux seniors et aux professionnels de tirer la sonnette d’alarme via un numéro vert.

Il semblerait que 64 % des victimes présumées concernées par l’ouverture d’un dossier de maltraitance sur senior sont des femmes, contre 20 % d’hommes. Le reste des appels concerne des groupes ou ne spécifie pas le sexe de la victime.

Ce pourcentage m’interpelle. Comment expliquer une telle prépondérance des femmes dans les statistiques ? Monsieur le Ministre a-t-il des éléments d’analyse qui permettent de mieux comprendre ce phénomène ? Ne faudrait-il pas se pencher sur ce point ?

Maltraitances psychologiques, financières ou négligences peuvent parfois même être combinées dans un seul et même dossier.

Malheureusement, il arrive dans certains cas que les personnes touchées refusent l’aide qui leur est proposée, par peur ou manque de courage pour mener toutes ces démarches.

Monsieur le Ministre connaît-il le nombre de ces refus ?

Comment pourrions-nous convaincre les victimes d’accepter l’aide et l’accompagnement qui leur sont proposés ?

Réponse

  1. La question relative au pourcentage d’appel des femmes est judicieuse, mais elle est réductrice dans la mesure où elle fait l’impasse sur toute une série de réalités dont il est difficile de tenir compte. En effet, les appels montrent-ils une prépondérance d’appels émanant de femmes ou une sous-représentativité des appels masculins ? Nous ne pouvons pas aujourd’hui formuler une analyse précise de cette répartition.

 

Il paraît également important de rappeler à cet égard que la démographie présente une proportion de femmes plus importante que celle des hommes dans les âges avancés de la vie.

Nous pouvons, au stade actuel, en tous les cas faire le constat de ce que le chiffre des plaintes est stable depuis 2009. Sachant que l’OMS définit que 4 à 5 % des personnes de plus de 65 ans sont probablement soumises à de la maltraitance, l’Agence Respect Séniors relève que les appels reçus sont largement inférieurs aux cas potentiels de maltraitance en Wallonie. Les responsables de l’Agence mettent dès lors toute leur énergie à rendre la maltraitance moins « tabou » pour l’ensemble des aînés.

  1. Pour ce qui relève du refus d’accompagnement, il n’existe pas de comptabilisation de ce type de problématique.

L’Agence Respect Séniors estime qu’un aîné est avant tout un adulte qui garde (et entend le plus souvent garder) son libre arbitre. Nous devons accepter la volonté de l’aîné tout en lui proposant des pistes susceptibles de l’aider dans la situation qu’il rencontre.

Il est clair que certains aînés ont peur des représailles comme il est clair aussi qu’ils peuvent craindre certaines conséquences des pistes proposées.

Souvent en effet, l’on constate que l’aîné accepte certaines situations difficiles parce qu’il y trouve un bénéfice secondaire comme les visites de la famille ou de proches,… ce maintien de contacts qui est un évitement de la solitude.

Nous devons dès lors à la fois proposer à l’aîné des pistes de solutions et, à la fois, l’informer des conséquences probables de celles-ci afin qu’il puisse décider librement et consciemment. Imposer un accompagnement peut se révéler également parfois maltraitant pour la personne âgée.

 



07-06-17 - FWB - INTERVENTION DU MINISTRE JC MARCOURT EN COMMISSION DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DES MEDIAS: la Réforme de la formation des enseignants.

Voici les grands axes de l’avant-projet de décret tel qu’il a été approuvé en première lecture.

Premièrement, l’actuelle formation des instituteurs et des régents fera l’objet d’une refonte complète, qui se traduira par un allongement des études à quatre années et par l’octroi du grade académique de master en enseignement.

Deuxièmement, un master en enseignement en cinq ans sera créé pour les enseignants de l’enseignement secondaire supérieur et l’agrégation sera renforcée. Celle-ci comprendra non plus trente, mais soixante crédits.

Troisièmement, un test non contraignant de maîtrise de la langue française sera mis sur pied.

Quatrièmement, les savoirs disciplinaires, pédagogiques et didactiques des futurs enseignants seront renforcés, en accordant une attention particulière aux contenus de formation ciblés sur la remédiation et l’inclusion des élèves à besoins spécifiques.

Cinquièmement, un recouvrement des niveaux d’enseignement sera assuré pour améliorer la continuité des apprentissages. Les champs de compétences sont redéfinis afin de permettre un recouvrement – également dénommé «tuilage» – des niveaux d’enseignement. Ainsi, une classe de cinquième année primaire pourra, par exemple, être prise en charge par un instituteur pour toutes les disciplines et un enseignant du secondaire inférieur pour une famille de disciplines. De même, une classe de deuxième année primaire pourra être prise en charge par un instituteur primaire et un instituteur maternel.

Sixièmement, une alternance entre les apprentissages théoriques et la formation pratique devra être assurée dans diverses situations, selon les types, les niveaux, les lieux d’enseignement et d’éducation.

Septièmement, une cinquième année de formation facultative sera prévue pour les enseignants préscolaires, primaires et de l’enseignement secondaire inférieur. Cette année supplémentaire leur permettra d’acquérir une meilleure connaissance des contenus et des pratiques d’enseignement, d’exercer à d’autres niveaux d’enseignement et d’accéder au doctorat.

Huitièmement, la recherche en didactique sera renforcée.

Neuvièmement, un master de spécialisation en formation d’enseignants sera créé pour les formateurs chargés des cours liés à la didactique et à la pédagogie. Il s’agit d’un point fort de cette réforme. Désormais, le master en formation de formateurs sera accessible aux enseignants détenteurs d’un master en enseignement qui auront suivi une formation de cinq années et auront au moins cinq années d’ancienneté. Cette mesure devrait permettre de mieux articuler les apprentissages théoriques et la pratique professionnelle.

Dixièmement, le principe de la codiplomation sera fixé, le but étant de mutualiser les expertises des différents opérateurs de formation de l’enseignement supérieur.

En termes concrets, le cursus des étudiants se déroulera, quel que soit l’âge des élèves auxquels il est destiné, de la première année à la dernière année d’études, pour partie en haute école et pour partie à l’université ou dans un établissement d’enseignement supérieur artistique. Les évolutions par rapport aux travaux du groupe de travail des quatre opérateurs (GT4O) découlent principalement de la nécessité de respecter la déclaration de politique communautaire et de concevoir cette réforme comme une étape en quatre ans en vue d’un objectif final de formation initiale en cinq ans pour tous les enseignants.

J’en viens maintenant au calendrier. À la suite de l’approbation en première lecture, nous entrons dans la phase de consultation des différentes instances, à savoir: les pouvoirs organisateurs (PO) de l’enseignement supérieur et de l’enseignement obligatoire, le Conseil de perfectionnement de l’enseignement secondaire artistique à horaire réduit, les organisations syndicales, l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES) et les étudiants. J’espère présenter le texte en deuxième lecture avant les vacances d’été afin de pouvoir le soumettre à l’avis du Conseil d’État. Dès septembre, une troisième lecture pourrait ainsi être effectuée. Enfin, si le calendrier est respecté, nous pourrions nous attendre à ce qu’un projet de décret soit examiné par le Parlement à la rentrée parlementaire.

La réforme de la formation initiale des enseignants impliquera la définition d’un nouveau barème pour les enseignants détenteurs du nouveau diplôme, qui sera négocié avec les interlocuteurs sociaux. Cette négociation devra avoir lieu au plus tard lors de la dernière négociation sectorielle qui précèdera la rentrée scolaire 2023. Parallèlement à la fixation de ce nouveau barème, une tension barémique suffisante sera garantie avec le barème des chefs d’établissement.

Dans les semaines qui viennent, j’interrogerai les PO des établissements d’enseignement supérieur afin qu’ils me transmettent leurs projets de codiplomation, qui me serviront de base pour formuler des propositions au gouvernement.

 



07-06-17 - FWB - INTERVENTION DU MINISTRE JC MARCOURT EN COMMISSION DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DES MEDIAS: le sexisme dans l’enseignement supérieur.

Que ce soit au travers de la publicité dans les médias, au cinéma, ou dans la rue, le sexisme est encore très présent et notre enseignement supérieur n’échappe malheureusement pas à la règle.

Comme vous l’avez rappelé, l’ULB a été le théâtre d’un incident que l’on peut qualifier de «sexisme ordinaire». Des consignes vestimentaires déplacées ont été adressées à des étudiantes pour la cérémonie de remise des diplômes de juin 2017. Cet incident survient paradoxalement à un moment où la lutte contre le sexisme, pour l’égalité entre les femmes et les hommes et pour le respect des orientations et des identités de genre n’a jamais été aussi clairement mise en avant par les autorités de l’université.

Le recteur de l’ULB s’est exprimé de manière très explicite devant son conseil académique lundi dernier. Il considère qu’il appartient à l’institution d’assumer la faute commise et qu’il serait trop aisé d’en rejeter la responsabilité sur un agent, quel que soit son sexe. Le sexisme n’est pas l’apanage d’un sexe, mais le résultat d’une dynamique collective qui touche la société tout entière, et donc aussi une collectivité de 35 000 personnes comme l’ULB. Le recteur a également souligné que cet incident – qui survient dans une université aujourd’hui particulièrement mobilisée autour de l’égalité des genres – ne peut être minimisé du fait qu’il se déroule dans un contexte relativement anecdotique, parce qu’il montre bien combien le sexisme ordinaire est incrusté de manière inconsciente chez de très nombreuses personnes. Il a souhaité ne pas étouffer l’incident et l’utiliser pour accélérer le processus de prise de conscience de toutes et tous autour de ce phénomène. Il faut en effet saisir l’opportunité offerte par ce genre d’incidents pour approfondir la réflexion sur le sexisme ordinaire afin de mieux le combattre.

À ce jour, l’université ne dispose pas d’indicateurs objectifs permettant un diagnostic fiable quant à la prévalence des situations sexistes. L’ARES pourrait certainement jouer un rôle dans ce domaine. Il faut néanmoins rappeler que, grâce au financement qui leur a été alloué à cet effet, les universités ont déjà recruté des personnes ressource genre. Ces personnes ont permis aux institutions de développer plus rapidement et efficacement leur politique de genre.

Leur rapport annuel permet d’avoir un état des lieux en matière d’égalité hommes-femmes dans de nombreux domaines. Il pourrait probablement être étendu à la problématique du sexisme, à travers la définition de nouveaux indicateurs.

Il est intéressant de souligner que les efforts en matière de politique de genre ont fait évoluer le seuil de tolérance aux propos sexistes. Ce qui passait inaperçu il y a encore quelques années fait désormais réagir. Nous ne pouvons que nous en réjouir, car cela montre que les mentalités changent.

Concernant la collaboration avec Isabelle Simonis, elle est permanente sur la question du genre dans l’enseignement supérieur et la recherche, à travers des dossiers comme le Comité femmes et sciences, le master en études de genre, la prostitution étudiante ou les étudiant(e)s transgenres. Notre réflexion va bien au-delà du sexisme ordinaire et s’inscrit dans un plan plus général de lutte contre toute forme de discrimination et de violence sexiste.

 



05-06-17 - REGION - A.ONKELINX INTERROGE LE MINISTRE DE L'ACTION SOCIALE: la réforme du permis de conduire.

Dans le cadre de la réforme du permis de conduire, il est prévu, en ce qui concerne la formation pratique, que les deux filières dites « libre » et « auto-école » soient modernisées.

D'une part, il est prévu que la filière « auto-école » reste identique à la situation actuelle, c'est-à-dire une structure contrôlée, devant répondre à des critères stricts concernant les véhicules, les assurances, les programmes de cours, les documents de bord ou encore les taxes. D'autre part, la filière « libre » - où il est déjà permis à des moniteurs brevetés, hors auto-école, de guider les candidats conducteurs contre paiement, sans être mentionnés sur le permis de conduire provisoire - connaîtra quelques modifications.

En effet, cette filière « libre », sans être soumise aux mêmes contrôles et taxes que les auto-écoles, ouvrira également la possibilité au candidat conducteur de recevoir un certificat d'aptitude afin de pouvoir conduire seul.

Dans ce contexte, Monsieur le Ministre peut-il préciser si ces moniteurs brevetés pourront eux-mêmes délivrer ces certificats d'aptitudes ?

De plus, il est évident que les auto-écoles coûtent plus cher puisque les obligations financières qui leur sont imputées sont plus conséquentes que pour les filières libres, notamment en terme de taxes et d'assurances auxquelles ces dernières ne sont pas soumises.

Face à ce constat, ne semblerait-il pas qu'une certaine distorsion de la concurrence puisse voir le jour ?

S'il est vrai que cette ouverture de la filière libre constitue un plus au niveau de la formation, et permet un accès à moindre coût à une formation plus complète, ce qui est primordial, il ne faudrait pas que cela soit préjudiciable à tout un secteur.

Réponse du ministre :

 

M. Maxime Prévot - Dans la situation existante de la filière libre pour la formation à la conduite, le candidat-conducteur peut faire appel à des moniteurs brevetés en complément ou en remplacement de son guide.

Le certificat d'aptitude et l'examen au permis représentent une évaluation de la conduite du candidat-conducteur et la délivrance d'un acte officiel qui relèvent des compétences et responsabilités des auto-écoles et des centres d'examen.

Dans la réforme à la formation proposée, cette situation ne change pas. Les moniteurs brevetés pourront toujours dispenser des formations dans le cadre de la filière libre, mais n'auront pas de missions certificatives.

La réforme ne devrait pas amener de distorsion de la concurrence. Pour rappel, le projet de réforme est actuellement soumis à la concertation des acteurs et l'avis du Conseil Supérieur wallon de la Sécurité routière.

 

 



31-05-17 - REGION - A.ONKELINX INTERROGE LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS: l'état des ponts wallons.

Monsieur le Ministre, c’est vrai que cela revient régulièrement, l'état des ponts pose question. Les grandes entreprises de construction ont ainsi poussé un cri d'alarme quant à l'entretien de nos ouvrages d'art. Ainsi, 70 % de nos ponts ont plus de 35 ans. Si ce n'est pas si vieux, il faut les entretenir.

Fin 2015, votre administration recensait ainsi 4 779 ouvrages d'art au sud du pays, dont seuls 489 étaient considérés comme « ne nécessitant aucun travail d'entretien », ce qui veut bien dire que 4 290 ouvrages d’art nécessitaient un travail d’entretien.

Par contre, on en dénombrait 41 qui avaient « des défauts très importants à réparer en priorité » et 129 autres qui souffraient de « défauts importants à réparer à court terme ».

Qu'en est-il actuellement ? La rénovation de ces infrastructures a-t-elle pu avancer ? L'entretien ordinaire actuel suffit-il pour que les ponts soient encore en bon état ? De gros chantiers sont-ils prévus en la matière ? Il ne faudrait pas que l’on se retrouve un peu comme à Bruxelles avec les tunnels, de devoir fermer des tronçons d’autoroute parce que des ponts en très mauvais état risquent de s'effondrer, ou en tout cas qu’une partie de ceux-ci tombe sur les autoroutes.

 

Réponse du ministre :

M. Prévot – Monsieur le Député, pas de panique, le scénario cataclysmique n’arrivera pas. L'association des 60 plus grandes entreprises de construction de Belgique, à savoir l'ADEB, a effectivement fait une sortie dans la presse dernièrement, et ce de manière totalement exagérée, en nous disant d’ailleurs par la suite qu’ils s’excusaient parce qu’ils voulaient cibler d’autres régions que la Wallonie, mais on leur a dit qu’à l’avenir cela ne serait pas plus mal d’être plus explicite alors dans leurs sorties de presse.

J'ai d’ailleurs tenu à rectifier les propos concernant les budgets consacrés aux infrastructures wallonnes et à apporter des informations complémentaires concernant l'état des ponts en Wallonie.

Au niveau des budgets consacrés aux infrastructures, contrairement au soi-disant désinvestissement, j'ai rappelé que si l’on additionne le budget du plan Infrastructures 2016-2019, les crédits classiques d'investissement et d'entretien du SPW et de la SOFICO, les crédits européens obtenus dans le cadre de la programmation FEDER 2014-2020, les montants alternatifs de SOWAFINAL 3 tels qu'arrêtés par le Gouvernement pour les volets « zones d'activités économiques » et « ports autonomes », les crédits classiques « zones d'activités économiques » ainsi que le plan RAVeL, ce sont plus de 2 milliards d’euros qui sont ainsi programmés en investissement et en entretien infrastructurel pour cette seule législature, en forte progression par rapport aux législatures précédentes.

Ces budgets s'inscrivent dans une politique pluriannuelle programmée, tenant compte du suivi, de l'évolution et de la planification nécessaire des interventions sur les infrastructures, en particulier pour les ponts.

En effet, si l'on reprend les ponts autoroutiers, routiers, fluviaux et du RAVeL, cela fait environ 5 000 ouvrages d'art dont la gestion est régie en Wallonie par un Règlement qui définit les règles en termes d'inventaire, d'inspections, d'entretien et de réparations.

Suite à des inspections régulières, les ponts sont classifiés en six catégories, allant de A – ouvrages avec défauts très importants, qui sont donc à réparer en priorité – jusqu’à F – ouvrages ne nécessitant aucun travail d'entretien.

Et les budgets d'entretien et de réparation suivent !

Au total, sur la législature, cela représente un budget de près de 200 millions d’euros qui sont consacrés à la réhabilitation et à l'entretien des 5 000 ponts régionaux.

Rien que pour le plan Infrastructures, il s'agit d'un investissement de 46 millions d’euros budgété pour les travaux les plus importants de réhabilitation, voire de remplacement de certains ponts autoroutiers et routiers. Les budgets annuels complémentaires sont répartis par les spécialistes de l'administration et de la SOFICO qui sélectionnent les ouvrages nécessitant des réhabilitations, des réparations ou des opérations d'entretien, afin d'éviter un développement de dégradations plus importantes.

Actuellement, et cela change constamment au rythme des inspections et des réparations effectuées, 36 ponts sont classés en catégorie de santé « A ». Parmi ceux-ci, 11 sont en cours de chantier et cinq autres sont déjà prévus pour cette année 2017, les autres interventions étant prévues en 2018 et 2019.

Les budgets prévus permettront de traiter au minimum, tous les ponts classés « A » et d’entretenir des dizaines d’autres pour éviter que les dégradations s’accroissent.

Comme vous pouvez le voir, les ouvrages d’art wallon sont sous contrôle puisqu’ils font l’objet d’une surveillance rapprochée, d’entretien, de mesure immédiate et de réparation programmée, grâce au budget alloué.

 

Réplique du député :

M. Onkelinx - Je voudrais simplement remercier M. le Ministre pour sa réponse.

C’est vrai que quelques fois, la Wallonie souffre aussi de désinformation plus que d’entretien de son réseau routier et donc, c’est bien que cela se sache, parce que les usagers du réseau routier wallon sont quelques fois dubitatifs, mais savoir que 2 milliards d’euros sont investis, ce n’est quand même pas rien, sur une législature en ce qui concerne l’entretien des ouvrages d’art et de notre réseau routier. Cela mériterait que cela se sache bien et donc, Monsieur le Ministre, allez-y.

 



31-05-17 - FWB - A.ONKELINX INTERROGE LE MINISTRE-PRESIDENT: « La situation en Hongrie et les atteintes portées à l'Union Européenne .

Dernièrement, la Hongrie est revenue sur le devant de l’actualité avec de nouvelles mesures susceptibles de constituer un danger pour l’État de droit: une loi privant de licence certains instituts d’enseignement étrangers tels que l’Université d’Europe centrale, un projet de loi obligeant les organisations non gouvernementales (ONG) à déclarer les financements étrangers supérieurs à 3000 euros par an, une loi permettant la détention systématique de migrants ou le questionnaire intitulé «Stoppons l’Europe» et envoyé à tous les ménages du pays.

Si, dans un premier temps, la Commission européenne semblait être d’avis qu’il n’existait pas de menace systémique pour l’État de droit en Hongrie, elle a fini par ouvrir une procédure d’infraction contre la loi sur les universités étrangères.

À la suite de cette décision, le gouvernement hongrois de M. Orban a annoncé qu’il se plierait aux exigences de l’Europe. Malgré cette annonce, l’atmosphère anti-européenne diffusée par le gouvernement hongrois continue à poser question.

Monsieur le Ministre-président, quelle lecture faites-vous de l’évolution de ce dossier? Pouvez- vous revenir sur les mesures prises au niveau européen?

Réponse du ministre :

M. Rudy Demotte – Monsieur le Député, comme vous, je suis préoccupé depuis un certain temps par ce qui se passe en Hongrie. Nous parlions tout à l’heure des valeurs de civilisation: dans le cadre de cette question, nous entrons dans le vif du sujet.

Permettez-moi tout d’abord de formuler un voeu: que le pays ne traverse qu’une crise passagère et qu’un sursaut de l’opinion publique hongroise permette de retravailler à la construction européenne dans un cadre plus harmonieux. Si j’en crois la déclaration du chef de cabinet de M. Orban, l’Université d’Europe centrale devrait rester ouverte l’année prochaine et elle ne souffrirait pas des modifications légales entreprises.

Devant la direction du Parti populaire européen (PPE), dont le Fidesz fait partie, M. Orban s’est engagé à respecter les demandes de la Commission européenne et à les mettre en oeuvre dans les délais impartis. J’espère que cette promesse sera respectée.

Par ailleurs, la loi sur les universités étrangères et la proposition de renforcement du contrôle des ONG internationales ont déclenché, dans le pays, le plus important mouvement de protestation enregistré contre le gouvernement de M. Orban depuis son élection en 2010. À Budapest, de nombreuses manifestations ont eu lieu.

Tout comme vous, je suis satisfait de cette réaction de l’opinion publique. Un tournant semble s’opérer. Reste à voir s’il se maintiendra dans la durée et si son inflexion sera durable et structurelle. Je vous promets que je resterai attentif à l’évolution de cette situation.

Concernant les mesures prises au niveau européen, le 26 avril dernier, la Commission européenne a répondu à nos attentes et a adressé une mise en demeure à la Hongrie qui dispose d’un mois pour répondre à ces observations.

 

Réplique du député :

M. Alain Onkelinx – La Hongrie a voté, comme le reste des États membres, le durcissement des négociations sur le Brexit. Ce vote m’a étonné de la part de la Hongrie qui s’aligne, de ce fait, sur la position européenne. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Je crains néanmoins que la personnalité de M. Orban et les politiques que poursuit son gouvernement ne soient pas bénéfiques au pays. N’oublions pas l’adage: chassez le naturel, il revient au galop…

 

 



31-05-17 - FWB - A.ONKELINX INTERROGE LE MINISTRE-PRESIDENT: Projets visant à soutenir les droits des femmes.

Dernièrement, le vote de la Belgique en faveur de l’Arabie saoudite à la Commission de la condition de la femme de l’ONU a produit un véritable choc. J’ai été abasourdi, pour ne pas dire dégoûté, à la lecture de cette information parue en primeur dans la «Libre.be», dont la fiabilité des sources m’empêchait de croire à une mauvaise plaisanterie.

Que notre diplomatie n’ait pu, pour quelque raison que ce soit, empêcher ce vote en faveur d’un pays qui bafoue à ce point le droit des femmes, est purement scandaleux et les excuses d’un ministre ne suffisent pas.

Cette actualité malheureuse me semble être l’occasion de faire le point sur l’ensemble des mesures prises en Fédération Wallonie-Bruxelles pour soutenir et maintenir les droits des femmes, dans le cadre de ses relations internationales.

À propos de cette problématique, de nouvelles actions ont-elles été menées ou sont-elles envisagées via nos programmes bilatéraux de coopération?

Un avis a été demandé au Conseil Wallonie-Bruxelles de la Coopération internationale afin d’identifier les pistes stratégiques pour conserver les acquis, au niveau mondial, des ONG qui défendent le droit des femmes. Quand cet avis sera-t-il rendu?

Enfin, vous annonciez une initiative, élaborée conjointement avec madame la ministre Simonis, pour fédérer, sur le plan international, les revendications des mouvements de femmes et des représentants politiques sur le droit à l’avortement. Où en est ce projet?

 

Réponse du ministre :

M. Rudy Demotte – Ce n’est pas une révélation, notre Fédération est une grande défenderesse des droits des femmes, l’un de nos éléments d’orientation cardinaux. Cet enjeu prioritaire s’inscrit dans un contexte: celui du cinquième objectif du développement durable basé sur l’égalité hommes-femmes. Dit ainsi, cela peut paraître très institutionnel, mais nous possédons également des cadres de référence.

Pour rappel, le 8 mars 2016, je suis personnellement intervenu au Conseil des droits de l’homme des Nations unies et j’ai fait du thème des violences faites aux femmes un sujet de notre politique internationale. J’ai dépassé nos limites institutionnelles pour porter le débat ailleurs. À cette fin, je constitue également un réseau d’acteurs étatiques, mais aussi d’acteurs non étatiques pour voir comment nous pouvons travailler sur le terrain.

Mon intention est d’aboutir, avec des partenaires en Tunisie, en République démocratique du Congo et au Bénin, à partir d’engagements politiques communs et sur la base de valeurs communes, au dépassement des discours afin d’être opérationnels. Les droits acquis par les femmes en Occident ne sont pas aussi stables et confortés que l’on ne pourrait le croire. Des discussions ont lieu en Pologne, en Hongrie et même chez nous, notamment sur la question du droit de la femme à disposer de son propre corps et sur celle de l’avortement. Notre vigilance n’est pas seulement à l’échelle supranationale, elle doit également se préoccuper de notre réalité intraeuropéenne et parfois même intrabelge.

Les droits acquis par les femmes en Occident ne sont pas garantis et, lorsque nous regardons au-delà de la ligne d’horizon européenne, la situation est plus grave. C’est par exemple le cas au Yémen où la population civile connaît des conditions d’existence épouvantables: frappes aériennes ciblées, blocages d’exportations qui sont pourtant liées à des causes humanitaires, famine organisée…

Nous connaissons le rôle que jouent actuellement les femmes dans un certain nombre de pays africains, notamment pour l’alimentation. Même hors d’Afrique, le rôle des femmes est également remis en cause, car elles sont les premières confrontées à la désorganisation sociale, à la déshérence et à la déshumanisation.

Nous sommes sur tous les fronts avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme. En avril dernier, ses experts ont mis en évidence la responsabilité centrale de l’Arabie saoudite et de ses alliés dans l’aggravation de la situation au Yémen. Certes, les pays européens ne se sont pas impliqués dans l’opération militaire qui y est menée par les Saoudiens. Néanmoins, ils sont membres à leurs côtés d’une coalition arabooccidentale qui combat l’organisation terroriste État Islamique en Irak et en Syrie. Nous réalisons qu’il y a des relations ambiguës qui nous empêchent parfois d’être aussi assertifs que nous devrions l’être au sujet des valeurs.

Ce 21 avril, quand on a découvert dans la presse que l’Arabie saoudite allait accéder à la Commission de la condition de la femme aux Nations unies entre 2018 et 2022, on s’est demandé si on avait bien lu. On s’est demandé si on ne s’était pas trompé de date, si le 2 n’était pas en trop dans ce 21 avril. Je le dis sous forme humoristique, mais ce n’est pas un rire de confort. Il est plutôt dû au fait que l’on n’ose imaginer que ce soit vrai. Mon indignation, je l’ai partagée.

S’étaler en excuses n’est pas suffisant et nous devons revoir un certain nombre de choses. Il n’y a pas d’ambiguïté à ce sujet: une faute a été commise.

Nous, Fédération Wallonie-Bruxelles, avons toujours été clairs par rapport à l’Arabie Saoudite. Souvenez-vous des débats internes à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Nous avons été l’entité qui a sans doute été la plus claire dans toutes les négociations. Nous avons maintenu cette position de manière constante.

J’ai aussi pris acte du changement de procédure en cas de ce que l’on appelle clean slate, notamment en soumettant des prises de position du ministre des Affaires étrangères au conseil des

ministres. Pour ceux qui l’ignorent, le clean slate est «une procédure qui consiste à ce que le nombre de candidats soit égal au nombre de sièges à pourvoir, mais qui n’empêche ni d’intervenir en exigeant un vote ni de s’opposer à une candidature particulière». Pourtant, dans ce cas-ci, la sonnette d’alarme n’a pas été actionnée. Il y a eu autre chose qu’une distraction. Il y a eu quelque chose de fautif dans la démarche.

J’ai écrit au Premier ministre. Je ne peux pas prendre de décision autre que de faire part de manière épistolaire de ma désapprobation, de ma déception, en demandant aussi que les entités fédérées puissent également prendre part à la décision dans ces circonstances. Puisqu’une nouvelle procédure est instaurée, nous avons demandé à être consultés. J’attends désormais un retour.

 

Réplique du député :

M. Alain Onkelinx – Monsieur le Ministre-Président, la Belgique et particulièrement notre Fédération sont à la pointe de la défense des droits des femmes. Notre Fédération possède d’ailleurs un ministère des droits des femmes, ce qui n’est pas monnaie courante dans les gouvernements.

Nous devons rester les vigiles des droits des femmes et garder à l’esprit qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir, même en Belgique, un pays où les femmes bénéficient d’un haut niveau de protection. La situation des femmes se dégrade partout ailleurs.

 

En Inde, la situation des femmes n’est pas facile. Nombre d’entre elles sont violées. En Afghanistan, elles sont lapidées. Dans nombre de pays africains, la situation de la femme est extrêmement dégradée. Nous devons assumer notre responsabilité de vigile au jour le jour. Toute initiative est bonne à prendre et nous devons continuer à agir. Je le répète, ce vote à l’ONU est absolument scandaleux.

 

 



31-05-17 - FEDERAL - J.FERNANDEZ-FERNANDEZ INTERROGE LE MINISTRE DE LA DEFENSE: la concertation avec le Ministre de l’Intérieur au sujet de la fermeture des casernes de la protection civile.

Ce 4 avril, votre gouvernement a décidé de fermer 4 des 6 casernes de la protection civile. Ce faisant, il dit vouloir cantonner la Protection civile dans un rôle spécialisé de seconde ligne sur des problématiques spéciales comme :

· les missions CBRN (risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires),

· les missions de recherche et de sauvetage et

· les missions de support lourd et de gestion de crise.

Le service de protection civile devrait ainsi passer de 450 à 300 agents professionnels « sans aucun licenciement sec » nous assure le Ministre, notamment en réorientant certains agents « au sein d’un autre SPF ».

J’aimerais donc, Monsieur le Ministre, vous poser les questions suivantes :

  • Les missions spécifiques de la protection civile se rapprochant de celles dévolues à certaines composantes de la défense, cette réforme a-t-elle été concertée et sera-t-elle négociée avec le SPF Défense ?

 

  • Comptez-vous renforcer les missions d’aide à la Nation, prioritaires pour mon groupe politique, dévolues à notre armée afin de faire face à de futures catastrophes naturelles et, ainsi, continuer à assurer la protection de la population ?

 

  • A l’heure où vous-même cherchez à diminuer le nombre d’agents dans les prochaines années, comment comptez-vous éventuellement intégrer les anciens agents de la protection civile (dont la moyenne d’âge avoisine les 55 ans) au sein du SPF Défense ?

Réponse du Ministre de la Défense

1. La Défense a effectivement été consultée dans le cadre de la réforme des services de la Protection civile. Les capacités de la Défense et de la Protection civile sont en général orientées vers des missions d’un autre ordre, notamment en ce qui concerne les capacités CBRN. Aucune synergie n’a été identifiée au niveau des infrastructures.

2. Concernant la réorientation du personnel, la Défense étudiera toute demande venant de l’Intérieur.

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Question de Julie Fernandez Fernandez, Députée fédérale, au Ministre de la Défense nationale Steven Vandeput,  relative à la constitution de conventions de partenariat public-privé

Monsieur le Ministre,

Le projet de loi relatif au War Heritage Institute prévoit l’organisation de partenariat public- privé dans le cadre des missions de l’établissement public.

Le § 4 de l’article 4 vise la possibilité pour le WHI de développer ses activités en partenariat avec des acteurs tant privés que publics. Des accords de collaboration peuvent alors être noués.

  • Disposez-vous d’un texte ad hoc ou existe-t-il, à ce jour, des projets de collaboration en stand-by pour les missions du nouvel organisme intégré de la Défense ?

 

  • Dans l’affirmative, pourriez-vous me transmettre une copie ?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

Réponse du Ministre

Vu la date récente de création du War Heritage Institute (01/05/2017), des accords de coopération avec des acteurs publics ou privés n’ont pas encore été conclus à ce jour.

Pour le moment le WHI travaille en étroite collaboration avec les acteurs suivant dans le but de conclure un accord de coopération :

· Défense ;

· Commune de Bourg-Léopold ;

· Commune de Bastogne.

Par la suite des négociations seront entamées avec d’autres acteurs afin de conclure d’autres accords de coopération pour que le WHI puisse disposer dans le futur d’un réseau fort dans la domaine de la mémoire et du patrimoine militaire.

 



31-05-17 - FEDERAL - J.FERNANDEZ-FERNANDEZ INTERROGE LE SECRETAIRE D'ETAT A L'IMMIGRATION: nombre de demandes de retour volontaire vers la Syrie..

Monsieur le Secrétaire d’État, pouvez-vous communiquer le nombre de retours volontaires mensuels exprimés par les Syriens ayant obtenu, ou non, un statut de réfugié chez nous depuis le mois de janvier 2016?

Réponse

Veuillez trouver les informations demandées dans le tableau ci-dessous.

Retours volontaires en Syrie

janv-2016      0

févr-16            3

mars-16        3

avr-16             8

mai-16           1

juin-16           2

juil-16             0

août-16          3

sept-16          0

oct-16             0

nov-16            0

déc-16           0

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31-05-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT: l'utilisation des bouteilles en verre.

D’après de récentes statistiques, la bouteille en verre n’aurait plus la cote auprès des consommateurs et elle ne représenterait que 2 à 3 % des ventes du marché.

Les bouteilles en plastique ont de nombreux avantages pour les clients : elles sont plus légères, elles ne doivent pas être rapportées au magasin ou amenées dans des bulles à verre.

La bouteille en verre reste finalement un produit de niche pour les habitués tels que les personnes convaincues que c’est plus écologique, mais aussi auprès de certains restaurateurs.

De plus, l’impact écologique des bouteilles en verre est plus élevé, car le poids et le traitement pour le recyclage sont plus lourds sur l’environnement que les bouteilles en PET.


Vu la faible part des ventes et son impact sur l’écologie, ne pourrait-on dès lors envisager d’encourager les consommateurs à ne plus du tout utiliser les bouteilles en verre en faveur d’autres contenants plus écologiques ?

Réponse

Il faut distinguer les emballages réutilisables des emballages jetables.

Les analyses de cycle de vie montrent que l’utilisation de bouteilles en verre réutilisable est généralement moins impactant sur l’environnement que les emballages jetables, pour autant que les distances de transport vers les unités de reremplissage soient relativement courtes, ce qui est généralement le cas en Belgique.

Pour le verre jetable, les analyses de cycle de vie montrent, effectivement, qu’il est plus impactant sur l’environnement que les bouteilles en plastiques.

D’un point de vue écologique, l’utilisation d’emballages réutilisables de boissons est donc à conseiller. Son abandon dans la nature est également moins fréquent.

 



31-05-17 - REGION - INTERVENTION EN COMMISSION DE JC MARCOURT, MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DE L'INNOVATION : le financement et la croissance des PME de taille moyenne.

Le financement et la croissance des entreprises, quelle que soit leur taille ou leur nature, sont une de mes préoccupations constantes.

 

Je partage le constat des fondateurs du fonds Profinpar, à savoir que les entreprises wallonnes souffrent d’un manque de capitalisation, ce qui les fragilise parfois, et freine leur développement. C’est donc naturellement avec satisfaction que je salue la création de ce fonds.

 

D’après les informations dont je dispose, la particularité de la proposition de Profinpar, tient à ce qu’elle allie une offre de capitaux à risque, à l’expertise des 40 investisseurs-entrepreneurs qui sont prêts à mettre à profit leur expérience au bénéfice des entreprises participées. Cette particularité mérite également d’être saluée. Il est toujours positif de voir des entrepreneurs s’impliquer dans le développement économique de leur région.

 

De leur côté, les pouvoirs publics ne manquent pas non plus d’initiatives afin de soutenir l’accès au financement. Je ne ferai pas l’inventaire dans ma réponse de tout ce qui est mis en œuvre actuellement, je vais simplement illustrer ceux-ci :

  • La charte avec le secteur bancaire, qui vise à mobiliser près de 3 milliards d’euros sur cette législature;
  • Les centaines d’interventions que font les invests chaque année, afin de prêter ou d’investir directement dans les PME.
  • Les interventions que fait annuellement la SRIW sont également de l’ordre d’une centaine, pour des montants plus importants.

 

Je suis convaincu que les outils financiers wallons et le fonds Profinpar pourront collaborer, dans une logique « win-win », de partage de risque et co-investissement.

 

C’est cette approche qui est déjà mise en œuvre actuellement, lorsque une entreprise souhaite lever des fonds importants, il n’est pas rare qu’elle s’adresse à la fois à des fonds privés et à des outils publics. Chacun y trouve un intérêt, les analyses des différents investisseurs se nourrissent mutuellement, les risques sont répartis, ce qui permet in fine, un plus grand nombre d’interventions.

 

Ma politique de soutien au financement des entreprises a toujours été guidée par le fait que le public ne doit pas se substituer au privé, si celui-ci assume son rôle. C’est le cas dans l’exemple qui nous occupe, et le public doit alors agir comme catalyseur, comme « dé-multiplicateur », en complément du secteur privé, pour maximiser l’accès au financement et il est clair que la croissance de nos PME est un élément essentiel du SBE qui est en cours.

 

 



31-05-17 - REGION - INTERVENTION EN COMMISSION DE JC MARCOURT, MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DE L'INNOVATION : la fracture numérique .

Le réseau des Espaces publiques numériques (EPN) de Wallonie existe depuis 2005 et a vu son nombre d’EPN augmenter au fur et à mesure des années.

 

Dans le cadre de Digital Wallonia, plusieurs actions ciblées sur les EPN ont été lancées et il y a lieu de bien les distinguer.

 

La première mesure concerne la création de cent nouveaux EPN labellisés visant à étendre la couverture du territoire en encourageant les communes absentes du dispositif à ouvrir un EPN. L’appel à création a été lancé en septembre 2016 et récompense les nouveaux EPN labellisés d’une subvention de 8.000 €. Les conditions à respecter sont celles du label EPN avec une attention particulière sur la volonté de toucher principalement les personnes précarisées et celles qui sont le plus éloignées de l’internet. Cet appel à création d’EPN est ouvert et un jury se réunit régulièrement pour évaluer les nouveaux dossiers de candidature à labelliser.

 

À ce jour, 28 nouvelles structures ont pu bénéficier de cette aide, portant ainsi le nombre total d’EPN labellisés à 166, répartis sur 125 communes.

Une seconde mesure consiste à dynamiser le réseau des EPN par des appels à projets au sein des EPN déjà existants.

 

Pour cela, le premier appel à projets, dénommé EPN Wal2016, a été lancé en 2016 et a mis en valeur 34 projets lauréats qui sont en pleine réalisation. Le deuxième appel à projets, EPN Wal2017, a été lancé le 9 mai 2017 et sera clôturé le 9 juin. Une subvention de maximum 10.000 € par projet peut être accordée.

 

L’appel à projets auquel vous faites référence avait donc pour but de soutenir des actions dans les EPN.

 

Les publics cibles des 34 lauréats de l’appel à projet EPN Wal2016 sont essentiellement les seniors, les demandeurs d’emploi, le public émergeant du CPAS, les jeunes en décrochage – ce qu’on appelle maintenant les NEET’s – et les enfants et ados de 9 à 15 ans.

 

Les EPN de Wallonie ont accueilli en 2016 plus de 200.000 personnes, mais je ne dispose pas des chiffres de fréquentation spécifiques des 34 lauréats.

 

Par contre, je peux vous indiquer que 15 EPN sur 34 sont situés en zone rurale, soit 44%.

 

Chaque projet porté par un EPN est spécifique au public qui le fréquente et à sa localisation. Toutefois, les thématiques les plus courantes concernent la recherche d’emploi avec la rédaction d’un CV numérique, l’animation et la valorisation numérique du territoire, le travail sur la mémoire collective via l’intergénérationnel, le débat sur la citoyenneté, l’expression et la créativité avec le numérique, des actions autour du code, le Gaming et l’éducation aux médias, des projets de Fablab, etc.

 

L’appel à projets EPN’Wal2017 sera en tout point semblable au précédent, excepté l’indicateur de mixité des genres qui apparaît cette année.

 

 



17-05-17 - REGION - INTERVENTION EN COMMISSION DE JC MARCOURT, MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DE L'INNOVATION : les incubateurs de start-ups étudiantes en Wallonie.

Au 31 mars 2017, les cinq dispositifs étudiants-entrepreneurs wallons soutenus par l'AEI avaient enregistré 194 étudiants-entrepreneurs travaillant sur 140 projets. Ces projets avaient déjà généré 45 créations d'emploi à la même date.

Ce nombre, pour l'année académique 2016-2017, est supérieur à l'objectif minimal prévu. Il était question, en hypothèse basse, de soutenir au minimum 80 projets à travers la Wallonie pour cette année.

L'AEI finance ces dispositifs proportionnellement au nombre de projets qu'ils accompagnent, à concurrence de 5 000 euros par an et par projet ; chaque projet pouvant être soutenu pendant deux ans au maximum.

Ces moyens sont utilisés pour assurer l'accompagnement, le mentorat par des entrepreneurs, les formations générales ou spécifiques, la sensibilisation à des thèmes particuliers comme l'économie circulaire, la mise en réseau entre jeunes et avec des entrepreneurs aguerris, les contacts internationaux ou encore la recherche de financement. Il ne s'agit donc pas d'un soutien financier direct aux projets, mais d'un budget visant à financer des prestations au bénéfice des projets.

Les cinq dispositifs se sont organisés sur base d'un partenariat associant des acteurs de l'accompagnement et des acteurs académiques. Le partenariat est établi sur une base formelle dans le dossier d'agrément rendu à l'agence. C'est sur cette complémentarité que repose le succès du dispositif global.

Une évaluation approfondie est prévue durant l'année académique 2017-2018 après trois ans de fonctionnement. Elle visera notamment à vérifier la pérennité des créations. Le fonctionnement partenarial sera également évalué puisqu'il a été considéré qu'il constituait une condition primordiale pour bénéficier de l'agrément.

 

 

 



17-05-17 - REGION - INTERVENTION EN COMMISSION DE JC MARCOURT, MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DE L'INNOVATION : le projet Digital Cities.

Le programme Digital Cities fait aujourd'hui l'objet de réunions de coordination régulières sur une base semestrielle. Dans cette perspective, une réunion avec les villes Digital Cities a été organisée à l'Agence du numérique.

La dernière réunion semestrielle a notamment permis d'établir que dans le cadre du projet, on compte 123 points d'accès wifi Digital Cities sur trois villes wallonnes : 43 à Liège, 72 à Mons et huit à Namur qui est encore en mode de démarrage.

Lors de cette réunion, les différentes difficultés rencontrées pour le développement et le déploiement ont été évoquées et proviennent notamment :

–        des autorisations difficiles à obtenir de propriétaires privés et les rétributions demandées par les propriétaires ou locataires. De même, les installations dans les bâtiments des villes doivent être complétées par des installations dans des bâtiments privés ou de tiers ;

–        des bâtiments classés rendant impossible l'installation de points d'accès dans de nombreux bâtiments ;

–        des délais de raccordements électriques incompressibles.

Pour répondre aux difficultés rencontrées avec le portail, la société WIN SA, en charge des projets de Mons, Liège et Namur, a annoncé le lancement d'un nouveau portail qui devrait permettre d'obtenir une meilleure qualité de l'expérience utilisateur, ainsi qu'une nouvelle application évolutive, « Wallonie Digital Cities Free Wifi », permettant notamment l'auto-connexion.

Les villes mettent en place de leur côté diverses actions pour valoriser ces réseaux :

–        la mise en place d'une signalétique pour augmenter le taux d'utilisation ;

–        l'extension du réseau wifi pour améliorer les services vers les citoyens et exploiter des statistiques de mouvement par la donnée, valorisation des quartiers les plus fréquentés ;

–        l'exploitation du réseau pour développer de nouveaux services, par exemple l'utilisation de celui-ci par le personnel de la ville, la disponibilité de jeux-concours citoyens, la mise en place de projets pilotes smart.

L'approfondissement de l'intégration du programme Digital Cities dans le domaine plus large des villes intelligentes tel que le prévoit la Stratégie numérique Digital Wallonia est effectivement mise en œuvre. Les cinq villes qui constituaient historiquement le groupe Digital Cities ont été à l'origine de la dynamique de gouvernance dédiée mise en place pour le développement de la Smart Region.

Ce groupe de suivi est distinct du groupe Core Team Smart Cities, qui est une composante ouverte du dispositif de gouvernance de la Smart Region et qui a pour objet de préparer la mise en œuvre des projets Smart prioritaires dans le cadre de l'exécution des mesures contenues dans la Stratégie numérique régionale, Digital Wallonia.

Le Core Team Smart Cities rassemble cinq grandes villes Wallonnes que sont respectivement, Tournai, Mons, Charleroi, Namur et Liège. Ce groupe est également ouvert à toutes les autres villes wallonnes qui disposent déjà d'une roadmap Smart City, notamment Andenne, La Louvière et Marche-en-Famenne.

Son objet est de favoriser le partage d'expériences afin de nourrir les échanges et la mutualisation des projets Smart. Ses travaux contribuent ainsi de façon significative à la montée en compétence des villes et à une meilleure définition des besoins exprimés par celles-ci dans le cadre de la préparation et la mise en œuvre de leurs projets Smart Cities. Il se réunit mensuellement depuis décembre 2015.

Enfin, un plan d'action Smart Region devrait prochainement faire l'objet d'une note au Gouvernement à mon initiative, mais nous aurons l'occasion d'y revenir.

 

 

 



17-05-17 - REGION - INTERVENTION EN COMMISSION DE JC MARCOURT, MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DE L'INNOVATION : la taxation des robots.

Dans son rapport publié en janvier 2017, McKinsey mentionne que 49 % des emplois de l'économie mondiale sont théoriquement automatisables. Sur base de sa modélisation, il estime que l'automatisation pourrait également augmenter la croissance de la productivité de 0,8 % à 1,4 % par an alors qu'elle était de l'ordre de 0,6 % il y a encore 10 ans.

Cependant, le rapport indique également que ceci se ferait sur plusieurs décennies en fonction de différents facteurs et des conditions économiques. De même, McKinsey estime qu'il n'y aurait pas de réduction massive d'emplois à long terme, car ils seraient compensés par la création de nouveaux types de métiers. Il reconnait également qu'il est très difficile de prédire comment se dérouleront les choses, mais qu'il est certain que la main d'œuvre humaine sera toujours nécessaire et que les gains en productivité estimés dépendront de la manière dont interagiront les personnes avec les machines.

Comme vous le mentionnez, l'idée de taxer le travail mécanique n'est pas neuve et a déjà été proposée au XIXe siècle lors de la révolution industrielle. La robotisation n'est également pas une nouveauté en soi puisqu'elle date de la troisième révolution industrielle qui a démarré au début des années 70.

Certains économistes estiment que si les entrepreneurs s'équipent de robots, c'est dans le but d'accroître la productivité et donc les bénéfices de leur entreprise. Si tel est bien le cas, leur entreprise améliorera ses profits et paiera donc davantage d'impôts.

Avec le numérique, nous assistons à une quatrième révolution industrielle qui fusionne les mondes réel et virtuel et bouleverse profondément nos modes de vie.

Si la robotisation permet d'augmenter la productivité, on oublie qu'elle peut également être utilisée pour améliorer la qualité. Le concept d'industrie 4.0 va encore plus loin puisqu'il permet à nos entreprises de s'adapter pour rester concurrentielles. Ceci est capital pour les entreprises du secteur industriel, mais reste un défi de taille. Certaines entreprises, comme CMI, Procoplast, BEA, Jtekt, ou encore Valeo, l'ont bien compris en misant sur l'innovation, une production à haute valeur ajoutée, des technologies de pointe, des lignes de production hautement automatisées ou encore une anticipation de la demande du marché.

Les robots sont également souvent considérés par facilité comme étant le moteur principal de la transformation numérique alors qu'ils ne sont que la face émergée de l'iceberg. En effet, que faut-il penser des applications numériques qui réduisent l'activité humaine ou la transforment tels que le PC Banking, le self scanning dans les magasins, Uber, AirBnB ?

Comme vous le constatez, le débat est vaste et ne peut être circonscrit à la seule question de l'impact de la robotisation et à sa taxation éventuelle. En outre, établir un cadre spécifique qui ne serait appliqué que dans certains pays ou régions risquerait de freiner le progrès technologique, de détériorer leur compétitivité par rapport à leurs concurrents et d'encourager la délocalisation alors qu’elle permet de déconnecter le coût du travail de la valeur de production.

À l’heure de la transformation numérique, les défis ne sont que d’ordre technologique. C’est pourquoi les entreprises doivent anticiper les changements d’organisation des ressources humaines. L’industrie 4.0 se veut plus flexible et demande aussi plus de polyvalence. En contrepartie, l’entreprise devra aussi s’adapter aux demandes de ses collaborateurs dans l’aménagement des horaires, des lieux de travail, de l’évolution des compétences vis-à-vis des envies professionnelles.

Plus que jamais, nous devons mettre l’accent sur la formation professionnelle continue et sur la qualité de notre enseignement afin de nous préparer au mieux à cette révolution numérique et de pouvoir en retirer tous les avantages.

Je terminerai en indiquant qu’il est clair que la robotisation et la transformation numérique vont modifier notre rapport au travail et la durée du travail et que pour financer la protection sociale ainsi que les grandes missions de l’État, nous devrons trouver de nouveaux modes de perception de revenus pour les différentes grandes branches de l’activité de nos États ou de nos Régions. Cette réflexion devra être poursuivie, mais aujourd’hui, je crois que cela nous permet au contraire d’améliorer notre compétitivité et de défendre, par conséquent, un certain nombre d’emplois.

 

 



17-05-17 - REGION - D.GERADON INTERROGE LE MINISTRE DE LA MOBILITE ET DES TRANSPORTS: la mobilité des travailleurs liégeois.

Une étude récemment publiée par Acerta (prestataire en ressources humaines) nous informe que 90 % des travailleurs liégeois utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. À titre comparatif, ce taux est nettement plus élevé que la moyenne nationale qui est de 71.1 %.

Plusieurs facteurs expliquent cette préférence : au niveau des transports en commun, ceux-ci sont régulièrement bondés aux heures de pointe et plusieurs correspondances sont à effectuer, cela a donc un effet dissuasif pour les travailleurs. Ensuite, les routes liégeoises étant moins embouteillées que d’autres grandes villes comme Bruxelles, cela ne provoque pas un changement d’attitude des usagers.

Par ailleurs, la distance entre le domicile et le lieu de travail est plus longue (24 kilomètres à Liège au lieu de 18.6 kilomètres dans l’ensemble du pays) et le relief n’est pas favorable, et ce, même si le vélo électrique permet de surmonter cette difficulté.

Malgré les incitants mis en place afin de privilégier les modes de transports alternatifs à la voiture, les campagnes d’information relatives à l’impact bénéfique de la pratique du vélo sur la santé et l’environnement ainsi que les économies que cela représente, les chiffres parlent d’eux-mêmes et renforcent le bien-fondé du projet relatif à une meilleure offre de mobilité alternative à Liège, mais également en Wallonie.

Monsieur le Ministre a-t-il pris connaissance de cette étude et quelle est son analyse de celle-ci ?

Réponse

Pour cette étude, la société Acerta a utilisé les données salariales réelles des travailleurs en service auprès de plus de 40 000 employeurs à l’échelle de la Belgique, issus du secteur privé, dont relèvent aussi bien des PME que des grandes entreprises. Les données ont été recueillies via le « Baromètre sur la mobilité » entre 2015 et 2016.

La différence de résultats en matière de parts modales entre cette étude, et le diagnostic fédéral des déplacements domicile – travail réalisé tous les trois ans (et dont la prochaine édition reposera sur des données recueillies à partir de juillet 2017), est assez visible. Elle s’explique pour deux raisons :

l’enquête Acerta cible toutes les tailles d’entreprises, mais uniquement dans le secteur privé.

Le diagnostic fédéral ne cible que les entreprises de plus de 100 travailleurs, mais inclut par contre le secteur public.

Il est dès lors vraisemblable que les données Acerta mettent davantage en lumière les données relatives à des entreprises plus éparpillées sur le territoire (les PME par exemple). Parallèlement, l’enquête ne prend pas en compte les administrations et entreprises publiques, plus souvent localisées en zones centrales. Enfin, dans le secteur privé, certains gros employeurs historiques localisés en zones bien desservies par les transports publics ont réduit de façon très importante leurs effectifs (la sidérurgie par exemple).

Par ailleurs, comme le rappellent les analyses de l’Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS), la fuite des classes moyennes des tissus urbains traditionnels se poursuit, en parallèle avec un relatif appauvrissement de ces zones densément urbanisées. Ces classes moyennes investissent des zones de faible densité d’habitat, moins bien desservies par les transports publics.

Ces différents éléments permettent d’expliquer à la fois la distance domicile – travail plus élevée (24 km en moyenne sur la province de Liège au lieu d’une distance de 18,6 km à l’échelle du pays) et les parts modales de la voiture de 90 % relevées par l’étude Acerta, à comparer aux résultats du diagnostic fédéral des déplacements Domicile/Travail de 2011 (qui était de 74,8 %) et de 2014 (à 78 %).

En matière de parts modales, si on tient compte des déplacements tous motifs et tous usagers (et pas uniquement de ceux des travailleurs du secteur privé), les parts modales peuvent varier.

Ceci est tout à fait logique si on se rappelle que les élèves et étudiants, par exemple, constituent en moyenne 85 % de la clientèle abonnée du TEC.

 



10-05-17 - FWB - A.ONKELINX INTERROGE LE MINISTRE DE L'AIDE A LA JEUNESSE: Le passage à la majorité des jeunes qui étaient pris en charge par le secteur de l'aide à la jeunesse.

Monsieur le Ministre, les différents organes actifs dans le secteur de l’aide aux sans-abris constatent, parmi le public dont ils s’occupent, un nombre toujours plus grand de jeunes qui se retrouvent sans domicile. Beaucoup d’entre eux ont été pris en charge par le secteur de l’aide à la jeunesse. En effet, les personnes ayant connu des placements à répétition semblent être surreprésentées parmi les personnes en situation de précarité ou se retrouvant à la rue. De manière générale, l’année des 18 ans signe la fin de l’accès aux structures d’hébergement du secteur de l’aide à la jeunesse et représente une coupure.

Si, dans un premier temps, cela peut donner aux jeunes un sentiment appréciable de liberté, cette soudaine autonomie peut vite être difficile à gérer. Il s’agit de jeunes qui n’ont pas ou peu de liens avec leurs parents et leur famille et qui ne trouvent donc pas le soutien nécessaire.

Monsieur le Ministre, la déclaration de politique communautaire (DPC) annonce vouloir mieux articuler et renforcer les actions de l’aide à la jeunesse lors du passage à la majorité des jeunes, pour soutenir ceux qui, après avoir été pris en charge par le secteur de l’aide à la jeunesse, ont atteint leur majorité et ont toujours besoin d’être soutenus pour accéder à leur autonomie. Pouvez-vous revenir sur la situation actuelle?

Nous connaissons votre volonté de prolonger l’accompagnement des jeunes en ce qui concerne les mesures de prévention, mais nous pourrons en débattre prochainement lorsque le décret-code sera sur la table du Parlement. À part cela, quels dispositifs existent pour accompagner ces jeunes à leur majorité? Des synergies ont-elles été mises en place avec d’autres secteurs, par exemple avec le ministre de l’Action sociale, au niveau régional?

J’ai également interrogé le ministre de l’Action sociale, la semaine dernière, concernant la politique de l’aide aux sans-abris. Il se concertera sans doute avec vous. J’aimerais faire le point sur ce problème très important, car ce n’est pas le jour où un jeune atteint ses 18 ans qu’il est tout à coup suffisamment mûr! C’est un vaste débat…

 

Réplique du ministre :

M. Rachid Madrane – Monsieur le Député, comme vous le savez, cette question me préoccupe depuis mon entrée en fonction. D’ailleurs, une des premières mesures que j’ai prises, et dont je suis particulièrement fier malgré les difficultés budgétaires de notre institution et de mon département, a été d’augmenter l’indemnité d’autonomie des jeunes pour la porter au niveau du revenu d’intégration sociale (RIS) d’un isolé. Vous devez savoir qu’à mon arrivée, elle était inférieure de près de cent euros. C’était d’ailleurs une des demandes inscrites dans le mémorandum des services d’aide à la jeunesse (SAJ).

Vous avez raison, accompagner un jeune à l’autonomie et le préparer à la transition vers le monde des adultes ne se résume pas à lui donner des moyens financiers. Accompagner les jeunes vers la majorité est un défi pour les intervenants de l’aide à la jeunesse, comme il l’est pour les intervenants du secteur de l’aide sociale générale, tels que les centres publics d’action sociale (CPAS) ou le FOREM, qui développe d’ailleurs des programmes d’accompagnement spécifiques pour les jeunes âgés de 18 à 25 ans, connus à l’échelle européenne sous l’appellation «NEET», Not in Education, Employment or Training.

En ce qui concerne l’aide à la jeunesse, la question de la préparation des jeunes à une vie autonome se pose bien avant que le jeune emménage seul dans un logement. Lorsque le jeune est hébergé, par exemple, dans un service agréé, il est progressivement préparé à se prendre en charge et à assumer des responsabilités. Ce travail commence très tôt. L’emménagement du jeune dans un logement autonome n’est, au fond, que l’aboutissement d’un long processus.

Certaines institutions disposent de logements autonomes de transition: le jeune se prend d’abord seul en charge dans une chambre d’étudiant au sein de l’institution. Dans un second temps, il emménage dans un logement tout à fait autonome. Le jeune doit progressivement acquérir une autonomie fonctionnelle. Il doit apprendre à entreprendre tout seul les démarches administratives, à se faire à manger, à entretenir son logement, à s’occuper de son linge, à se gérer, à gérer des horaires, soit toutes les choses fondamentales qui s’apprennent progressivement et qui permettent, finalement, de devenir un adulte responsable.

Il doit également apprivoiser certains aspects, dont on parle moins peut-être par pudeur, comme la solitude. Il s’agit d’apprendre à gérer la liberté. Il doit pouvoir y être prêt. Tous les professionnels qui accompagnent les jeunes dans la transition entre la minorité et l’âge adulte s’accordent à dire qu’il y a lieu de construire des ponts entre les structures dédiées aux mineurs d’âge et les structures pour adultes.

En ce sens, il existe un protocole de collaboration entre le CPAS et l’aide à la jeunesse qui porte en partie sur cette transition vers l’autonomie du jeune majeur. Il définit quelques modalités minimales visant à faciliter cette transition. Il prévoit notamment que, trois mois avant le départ du jeune de son institution à sa majorité, les services d’accueil et d’aide éducative et le CPAS concerné collaborent à la prise d’autonomie du jeune. La démarche est soutenue par les conseillers et les directeurs de l’aide à la jeunesse qui veillent évidemment à sensibiliser toutes les autorités locales pour renforcer la mise en oeuvre de ce protocole. Il n’en reste pas moins qu’en vertu de l’autonomie des pouvoirs locaux, l’application effective de ces procédures sur le terrain reste soumise à des contingences propres à chaque CPAS.

Force est de constater que des articulations sont encore nécessaires pour garantir que le jeune recevra, dans tous les cas, l’accompagnement dont il a effectivement besoin dans le cadre de son passage à la majorité. Pour faire simple, et je ne vous apprendrai rien en fin connaisseur que vous êtes du fonctionnement des structures au niveau local, cet accompagnement dépend en réalité des politiques menées dans les CPAS. Dans certains CPAS, le jeune bénéficiera d’un véritable accom pagnement et d’une prise en charge qui répondront à une vraie volonté politique en ce sens, tandis que dans d’autres CPAS, il ne sera qu’un numéro parmi d’autres.

Tous les CPAS n’ont pas signé les protocoles, dont ils n’ont parfois pas envie. La situation n’est donc pas toujours évidente, ni pour ces jeunes ni pour le secteur de l’aide à la jeunesse. Quoi qu’il en soit, force est de constater que des articulations sont encore nécessaires pour garantir que le jeune recevra, dans tous les cas, l’accompagnement dont il a besoin dans le cadre de son passage à la majorité.

Par ailleurs, si le jeune en fait la demande avant ses 18 ans, les services d’accueil et d’aide éducative (SAAE) peuvent prolonger l’accompagnement jusque 19 ans et jusque 20 ans pour les services d’aide et d’intervention éducative (SAIE). Malgré le phénomène «Tanguy», il est vrai que peu de jeunes sollicitent cette prolongation, désireux qu’ils sont de voler de leurs propres ailes. Mais lorsque surgissent certaines difficultés, ils se retrouvent isolés et fort démunis. Je prends toujours l’exemple frappant de ce jeune en Flandre qui est passé par tous les services d’aide à la jeunesse – placement en famille d’accueil, etc. –, qui fut déclaré autonome à 18 ans et qui, par la suite, a été retrouvé mort dans une tente. J’en ai parlé avec mon collègue néerlandophone: cette histoire a été un véritable séisme en Flandre, elle a également fait parler d’elle du côté francophone. Cela doit nous faire réfléchir et recoupe l’objet de votre question.

C’est pourquoi j’attache autant d’importance aux structures de l’aide à la jeunesse qui oeuvrent dans le cadre de la prévention et sur une base volontaire. Il importe de permettre à ces structures, je pense ici aux services d’aide en milieu ouvert (AMO), de poursuivre leur travail d’accompagnement des jeunes au-delà de 18 ans. Il s’agit d’un outil majeur pour lutter contre ce fléau. Le «sans-abrisme» est une question prégnante qui touche les jeunes d’aujourd’hui. C’est très préoccupant et c’est la raison pour laquelle il nous faut pouvoir travailler de manière transversale.

Enfin, je tiens également à souligner qu’il existe des projets portés par le secteur de l’aide à la jeunesse depuis quelques années, qui ont bien pris en compte cette réalité et ont pour but de la rencontrer. Je pense notamment aux maisons de l’adolescent (MADO), aux projets de logements supervisés «KAP» portés par le service AMO du CPAS de Saint-Gilles ou encore au projet «Kots Tremplins», que j’ai inauguré avec M. Furlan, porté par la MADO de Charleroi, ainsi qu’à l’ASBL Relogeas, en partenariat avec la Ville. Ces projets innovants visent à accompagner au mieux le jeune dans sa prise d’autonomie et son passage à la vie adulte. Il est indispensable de réussir cette période transitoire, sans quoi tout le travail réalisé en amont risque d’être annihilé pour un jeune qui bascule après avoir commis l’erreur à ne pas faire et entame ainsi une vie chaotique. Il s’agit en effet souvent de jeunes abîmés.

 

Réplique du député :

M. Alain Onkelinx – Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse très complète. En tant que mandataires, nous sommes souvent interpellés par des jeunes désemparés qui ne trouvent pas de logement. Certaines villes et communes – comme Seraing, par exemple – disposent de structures d’encadrement bien organisées, telles que les AMO. Il n’en reste pas moins que beaucoup de jeunes passent à travers ce filet de sécurité que nous essayons de mettre en place et aboutissent dans des centres d’accueil pour sans-abris. Il faudra réserver, comme le prévoit le projet je pense, une part du parc des logements sociaux à des logements destinés aux jeunes. Il faudra également pouvoir encadrer ces jeunes.

J’espère que nous pourrons en reparler prochainement, car le sujet n’est en effet pas clos et nous devrions pouvoir en discuter avec le ministre Prévot.

 



10-05-17 - FWB - A.ONKELINX INTERROGE JC.MARCOURT, MINISTRE DES MEDIAS: La cybersécurité .

Monsieur le Ministre, une récente enquête, commandée par Google et Test-Achats et menée par le bureau d’études de marché GfK auprès de 1 009 internautes belges, indique que les connaissances des Belges en matière de sécurité en ligne sont insuffisantes.

Si 89 % des Belges sont conscients des principaux risques liés à l’utilisation de la toile pour eux et pour leurs enfants, 65 % des sondés pensent qu’il est de plus en plus difficile de se protéger et ne savent pas comment s’y prendre.

Toutefois, connaître les risques réels encourus ne suffit pas. En effet, 37 % des internautes belges ont déjà connu une mauvaise expérience sur la toile.

Ainsi, à l’heure où les Belges sont largement connectés pour toutes sortes d’opérations, et à l’occasion de la journée internationale des droits des consommateurs du 15 mars, Test-Achats, en collaboration avec Google, lance la campagne www.cybersimple.be dans le but de sensibiliser les internautes à ce thème. Grâce à ce site, les consommateurs peuvent déterminer, au moyen d’un test en ligne, leur niveau de connaissances dans six domaines potentiellement à risque. Ils reçoivent également des conseils pour renforcer la sécurisation de leurs comptes en ligne, leurs achats en ligne, leurs appareils connectés ou encore de leurs enfants sur internet.

Monsieur le Ministre,

Partagez-vous mon intérêt pour ce type de campagne? Dans l’affirmative, vous semble-t-il pertinent de l’articuler à des outils existants en Fédération Wallonie-Bruxelles et si oui, lesquels?

En outre, c’est l’occasion de faire le point sur la formation nécessaire aux spécialistes de ce domaine.

À ce propos, je mentionnerai l’organisation du Cyber Security Challenge, une initiative privée lancée par quatre anciens consultants et soutenue par des banques et le monde académique. Cette compétition vise à identifier des experts hautement qualifiés dont le profil pourrait répondre aux besoins importants dans ce domaine.

Qu’en est-il de l’offre en milieu académique? Que pensez-vous d’un éventuel partenariat reposant sur des initiatives publiques et privées et permettant d’allier la formation théorique à l’indispensable pratique en situation?

 

Réponse du ministre :

M. Jean-Claude Marcourt – Comme l’a très justement indiqué M. Onkelinx, l’usage des outils et des réseaux informatiques et plus généralement des nouvelles technologies engendre de réels risques et des difficultés pour les citoyens. Outre la difficulté de s’approprier leurs réelles fonctionnalités, l’interconnectivité croissante de ces technologies, toujours plus imbriquées et donc fortement interdépendantes, accroît les risques d’usage inadéquat ou involontairement imprudent.

Beaucoup de nos concitoyens utilisant ces outils sont ainsi des victimes potentielles d’attaques ou d’arnaques en tous genres. Ils ignorent souvent les comportements qui peuvent en être la cause et ne mesurent pas les conséquences réelles de leurs actes. En cas d’attaque avérée, ces personnes sont souvent démunies.

La question plus générale de la sensibilisation et de la formation à l’usage raisonné des technologies de l’information et de la communication (TIC) est essentielle dans notre société. Elle dépasse largement la simple question du contenu des études ou des formations professionnelles, car il s’agit d’une question d’information et de formation continue pour l’ensemble des citoyens tout au long de leur vie et dans les domaines professionnels comme privés.

Paradoxalement, vous le soulignez, même si la cybersécurité est un domaine hautement spécialisé, il est fondamental d’y sensibiliser les jeunes et même les enfants. L’apprentissage aux technologies de l’information doit être prodigué dès l’enseignement fondamental. Nous apprenons à nos enfants à lire, à s’exprimer, à traverser une rue prudemment.

Il faut également leur enseigner un usage prudent, donc critique, des outils informatiques et des informations que ceux-ci véhiculent. Beaucoup d’attaques sont le résultat d’un simple hameçonnage par la publication de liens sur les réseaux sociaux ou la publication de messages apparemment anodins auxquels la victime répond spontanément et en toute innocence. Il ne s’agit donc pas de haute technologie.

L’outil proposé par Google est certes très intéressant, mais insuffisant. Ce type d’outil ne peut aider que les personnes déjà sensibilisées à la question et qui auront la curiosité de consulter le site et l’envie de consacrer le temps nécessaire pour modifier leur comportement ou les paramètres de leurs applications.

Les fournisseurs d’accès à internet peuvent apporter une protection complémentaire et indispensable. Ils peuvent détecter et bloquer, de manière sélective, certaines sources dangereuses grâce à des pare-feu et à des techniques complexes d’analyse de flux. Ce n’est là qu’un exemple et, comme vous l’aurez compris, cette question dépasse largement mes compétences ministérielles et celles de notre Fédération.

Les compétitions amicales du type «Cyber Security Challenge» ont le mérite de susciter l’émulation entre nos futurs diplômés spécialisés dans ce domaine. Cette initiative est très utile. Ces événements sont organisés semblablement dans de nombreux pays, et ce en collaboration étroite avec les milieux académiques et de très nombreux étudiants de nos universités et hautes écoles.

Plusieurs d’entre eux sont même lauréats de compétitions internationales. Ces établissements sont effectivement à la pointe dans ce domaine et la qualité de leurs formations est reconnue. Les collaborations entre le secteur public et privé sont déjà en cours. Outre des stages très spécialisés effectués auprès de partenaires, les étudiants en cybersécurité sont tenus de répondre à ces défis, qui font partie intégrante de leur formation pratique, complément indispensable des cours théoriques de haut niveau.

Pour conclure, je pense que notre Fédération a fait preuve de clairvoyance en autorisant la création du nouveau master en cybersécurité. Pour l’année de lancement de ce master, 39 étudiants s’y sont inscrits. Nous espérons contribuer à la formation de spécialistes capables d’aider les entreprises et les services publics à mettre en place les mécanismes nécessaires à notre protection. Il nous reste à poursuivre notre travail de sensibilisation publique pour inciter les citoyens à utiliser les outils disponibles et à respecter les consignes de sécurité.

 

Réplique du député :

M. Alain Onkelinx – La création de cette spécialisation en cybersécurité est une excellente initiative. Il sera nécessaire d’évaluer l’efficacité de cette formation à un moment donné.

Elle est indispensable, car nous sommes tous des victimes potentielles. Qui n’a pas été un jour harponné par un cybercriminel? Je vous encourage donc à développer ce type de filières. Notre Fédération doit aussi développer la prévention au niveau de l’enseignement secondaire. La formation de spécialistes permettra de sensibiliser nos enfants à ce sujet.

 

 



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